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LA FRANC - MACONNERIE
La vraie philosophie secrète et traditionnelle ne fut écrite que plus tard sous des voiles encore moins transparents.
Ainsi naquit une seconde Bible inconnue des chrétiens ou plutôt
L'institution maçonnique doit son existence à une confrérie de maçons constructeurs, qui voyageaient en Europe dès le 8e siècle. Ils se partageaient des secrets reliés à leurs métiers. On ne retrouve la première trace du mot "franc-maçon" qu'en 1376, sous la forme anglaise "freemason". Il faut voir dans le "freemason" un homme libre, (le préfixe free semble l'attester), un ouvrier hors du commun, bénéficiant de franchises accordées par l'église ou par les souverains, libre des obligations d'une corporation ou libre de naissance.
Bien qu'il soit clairement établi qu'elle a été fondée historiquement au XVIIe siècle en Écosse puis en Angleterre, la Franc-Maçonnerie s'est toujours donnée également une origine légendaire et symbolique, support du travail initiatique de ses membres.
Les premiers francs-maçons positionnaient symboliquement cette origine mythique aux origines de la Maçonnerie elle-même (comprendre aux origines de l'art de bâtir). Dans un siècle où les travaux de la paléontologie n'existaient pas encore, il fut tout naturel pour eux de placer cette origine à l'époque d'Adam (le premier homme, selon la conception de l'époque), à celle de Noé (construction de l'Arche et religion "première") ou, beaucoup plus fréquemment, à celle de la construction du temple de Salomon par l'architecte Hiram Abi.
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C'est en grande Bretagne et surtout en Écosse, que l'on trouve au début du 17e siècle, les premières traces de la franc-maçonnerie moderne, soit la transition entre une maçonnerie de métier à une maçonnerie de pensée. En 1702, la loge londonienne Saint-Paul édictait que "les privilèges de la maçonnerie ne sont plus désormais réservés seulement aux ouvriers constructeurs mais, ainsi que cela se pratiquait déjà, ils seront étendus aux personnes de tous les états qui voudront y prendre part ". Commence alors l'histoire de la maçonnerie moderne, dite aussi symbolique. |
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En 1738, la première obédience française fédération des Loges voit le jour. C'est la Grande Loge de France. En 1773 apparaît une obédience rivale Le grand Orient de France. Si, en 1738, la Grande Loge de Londres se proclame Grande Loge d'Angleterre, c'est qu'elle compte alors des loges à travers tout le pays, et même dans ses colonies, en Amériques du Nord, au Canada et aux Indes. Les Anglais vont l'exporter jusqu'en Turquie, en Chine et même jusqu'au Nicaragua. Partout en Europe, c'est la contagion avec les pays bas comme le Luxembourg et la Hollande. Sont touchés aussi l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie, la Grèce. La Suisse, tout l'empire de Russie, l'Europe méridionale et notamment, le Portugal. |
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La franc-maçonnerie compte différents rites et rituels. Au nombre des rites encore en usage aujourd'hui, on trouve d'abord le rite écossais ancien et accepté, le plus pratiqué au monde. Né en France au début du 18e siècle, ce rite est composé de trente-trois grades. Le rite écossais rectifié remonte aussi au 18e siècle mais il comprend six degrés. Le rite français dit aussi rite moderne a sept degrés définis par le Grand Orient de France en 1786. Il a été plusieurs fois modifié. Il y a aussi le rite émulation et le rite d'York, le rite Misraim et le rite de Memphis. Publiquement, cette société se présente comme une organisation philanthropique, c'est-à-dire, axée sur les bonnes oeuvres et prônant des valeurs justes et morales. Mais, dans les faits, il en est tout autrement. |
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Dans le livre "The Lost Keys of Freemasonery", Manly Palmer Hall, 33e degré, révèle que: "L'ordre maçonnique n'est pas qu'une simple organisation sociale mais elle est composée de tous ceux qui se sont liés ensemble pour apprendre et appliquer les principes du mysticisme et les rituels occultes". Les Maçons sont les druides contemporains écrit Albert Churchward, maçon du 33e degré. |
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Selon un article intitulé "Jung and Qabalah": Il est la fondation sur laquelle l'astrologie, le tarot, l'alchimie, la numérologie, la mythologie et la magie se basent. C'est une science occulte qui prétend mettre ses adeptes en communication avec le monde des esprits. Oswald Wirth nous révèle dans Le livre de l'apprenti, page 118, "Quantité de maçons s'imaginent connaître la maçonnerie, alors qu'ils ne soupçonnent même pas l'existence de ses mystères et de son ésotérisme". Albert Mackey nous dit que: "Les rites et les cérémonies, ses modes secrets d'initiation, ses traditions et ses légendes, ses bijoux et ses emblèmes ne sont pas des compositions sans signification arbitrairement adoptées pour plaire au goût et à la fantaisie de ses inventeurs".
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La tolérance fait partie des valeurs affichées par la franc-maçonnerie. La spiritualité étant omniprésente autant dans le symbolisme que dans la démarche philosophique sur laquelle repose l'ensemble de la franc maconnerie, la très grande majorité des loges requiert la croyance en un « Être Suprême » ou « Grand Architecte de l'Univers ». Mais le terme de « Grand Architecte » peut être interprété de façon très diverse d'une loge à l'autre. Il est parfois entendu de manière symbolique, en incluant des visions traditionnelles de « Dieu » ou de la Nature, dans le sens de Baruch Spinoza et Goethe, ou des visions athées de « réalité ultime », ou d'unité cosmique comme on peut en trouver dans certaines religions orientales et dans l'idéalisme occidental. D'autres loges, principalement nord-américaines, récusent les acceptations dérivées des religions naturalistes et humanistes. Depuis le début du XIXe siècle, certaines obédiences ont des exigences religieuses supplémentaires, comme le théisme ou la croyance en l'immortalité de l'âme. La franc-maçonnerie qui prédomine en Scandinavie accepte uniquement les chrétiens.
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La franc-maçonnerie « symbolique » ou « bleue », celle des trois premiers degrés de l'initiation, emprunte beaucoup de ses symboles à l'art de bâtir pratiqué par les constructeurs des cathédrales au Moyen Âge qu'elle considère comme ses prédécesseurs et dont elle a hérité la notion même de loge, l'endroit où se réunissent les ouvriers. À ce titre, la franc-maçonnerie ou Art royal a des points communs avec le compagnonnage et partage avec lui des symboles et valeurs. Les franc-maçons se disent spéculatifs (du latin speculare, réfléchir) par rapport aux compagnons-maçons qu'ils qualifient d'opératifs.
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Dans Le Livre du Maître d'Oswald Wirth, nous lisons à la page 22; " Reste à savoir si la franc-maçonnerie est oui ou non une religion. Cesserait-elle d'en être une parce que les autels de ces temples sont consacrés au culte de la liberté, de la fraternité et de l'égalité? Ayons le courage de nous dire religieux et de nous affirmer apôtre d'une religion plus sainte que toutes les autres. C'est ainsi que le premier effet de l'initiation est de purifier l'apprenti de toute mentalité chrétienne, s'il en a une... " |
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Albert Pike, pontife de la franc-maçonnerie universelle, franc-maçon de 33e degré, grand prêtre de l'église satanique, déclara le 14 juillet 1889: "Ce que nous devons dire à la foule est que nous adorons un dieu mais, c'est le dieu que nous adorons sans superstition. A vous, grands inspecteurs généraux souverains, nous disons ceci pour que vous puissiez le répéter aux frères des 32e, 31e et 30e degré: La religion maçonnique devrait être par nous tous, initiés des hauts degrés, maintenue dans la pureté de la doctrine Luciférienne... Si Lucifer n'était pas dieu, est-ce qu'Adonaï (Jésus, le Dieu des chrétiens), calomnierait, c'est-à-dire, prendraient la peine de répandre des choses fausses et dangereuses sur son compte? Oui, Lucifer est dieu..." Cette déclaration fut faite à l'époque, aux vingt-trois conseils suprêmes du monde. |
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La vraie philosophie secrète et traditionnelle ne fut écrite que plus tard sous des voiles encore moins transparents. Ainsi naquit une seconde Bible inconnue des chrétiens ou plutôt incomprise par eux...
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Il y a obligation contenue dans l'engagement que prend le profane en devenant Maçon de ne révéler à aucun "non-Maçon" tout ce qui a trait à la Franc-Maçonnerie. A chaque franchissement de degré, la même obligation pèse sur le récipiendaire à l'égard de ceux qui n'ont pas encore franchi ce même degré. Cette obligation au secret n'a pas été respectée en fait par un certain nombre de Maçons en raison du caractère pratiquement incontrôlable de la diffusion de tout texte une fois imprimé de sorte que même si l'intention de respecter le secret existait sans doute, la prudence n'était pas à la hauteur des intentions. On peut d'ailleurs en faire faire porter la responsabilité par ceux qui modifièrent les anciens textes du serment qui interdisait de a rien graver sur aucune chose mobile ou immobile. Mais la sémantique étant toujours révélatrice, on peut et doit se demander si, à l'origine de cette dégradation du texte du concret vers l'abstrait, il n'y a pas un doute quant à l'étendue réelle du secret et à son fondement. Il y a trois secrets maçonniques, objectifs qui sont le secret d'appartenance, le secret des Rites et le secret des délibérations: Le secret des délibérations est prescrit par exemple par le Règlement général du Grand Orient de France qui interdit de rapporter à un Frère ce que l'on dit à une Tenue à laquelle ce dernier n'a pas assisté. Il s'étend donc à tous les Frères absents quels que soient leurs grades ou leurs offices respectifs, hormis ce qui figure sur "la Planche Tracée".
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